Artemisia

Artemisia annua, l’Armoise annuelle contre le paludisme

Artemisia annua, l'Armoise annuelle contre le paludisme

L’armoise annuelle ou Artémisia annua pour faire plus sérieux, est une plante annuelle originaire de Chine.

Parfaitement naturalisée en Europe, l’ARTEMISININE extraite des feuilles de l’Artemisia est une substance active qui combat efficacement le PALUDISME.

 

Le paludisme, aussi appelé MALARIA qui signifie mauvais air, l’air des marais, est une maladie infectieuse parasitaire propagée par certaines espèces de moustiques anophèles.

 

Charmantes bestioles que ces anophèles : pas moins de 464 espèces sont actuellement identifiées, mais seulement 68 d’entre elles transmettent le parasite PLASMODIUM à l’être humain ! Quelle chance…

 

L’Artemisia Annua est une espèce de la famille des Ambroisies. Elle peut atteindre une hauteur de plus de 2,5 m en culture (en Europe) .

 

Il s’agit d’une plante à “jour long”, c’est à dire qu’elle arrive plus vite à maturité lorsque la durée du jour est long. Sa répartition naturelle s’étend à l’ensemble des zones tempérées chaudes et également dans certains pays des zones intertropicales.

 

Les feuilles de l’armoise annuelle (Artemisia Annua), originaire d’Asie, renferment une propriété antipaludique, “L’ARTEMISININE” . Cette plante a été utilisée pendant des siècles par la médecine chinoise traditionnelle contre la fièvre et le paludisme.

 

L’Artemisinine est efficace contre plusieurs souches de parasites responsables du Paludisme. La seule possibilité de se procurer de l’artemisinine pour la fabrication de médicaments est la récolte de plantes cultivées d’Artemisia Annua.

 

Artemisia Annua s’est révélée efficace à titre curatif et non préventif contre des formes graves de paludisme (en particulier contre Plasmodium falciparum devenu en de nombreux endroits résistants aux médicaments classiques). C’est donc une alternative simple à la portée des populations soumises à ce fléau.

 

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTAs) sont recommandées par l’OMS pour le traitement du paludisme non compliqué. Elles comportent un médicament d’action rapide et de courte durée de demi-vie (dérivés de l’artémisinine) et un autre médicament partenaire d’action lente et de longue durée de demi-vie.

 

 

Les traitements associés combinant l’artémisinine font partie des traitements recommandés de première ligne contre le paludisme à plasmodium falciparum. En particulier l’association méfloquine-artémisinine est utilisée en Thaïlande depuis 1994, avec une efficacité >90% avec 42 jours de traitement.

De nouveaux CTAs arrivent sur le marché : dihydroartémisinine-pipéraquine (EURARTESIM)

 

Enfin des armes de destruction massive qui devraient plaire à une majorité…Et pourtant !

Une résistance du parasite à l’artémisinine a été découverte dans l’ouest du Cambodge à Pailin, mettant à mal la volonté d’éradiquer la maladie. Les résistances aux médicaments précédemment de première ligne comme la chloroquine et l’association sulfadoxine–pyrimethamine, avaient également pris naissance dans l’ouest du Cambodge avant de diffuser à l’ensemble de l’Asie du sud et puis à l’Afrique.

 

Si la résistance à l’artémisinine s’étend, c’est la dernière arme antiparasitaire efficace qui disparait et il n’existe à ce jour aucun produit pour le remplacer.

 

La guerre continue. Encore et encore…

 

 

Sources : The Lancet

 

À propos Frédéric LOHBRUNNER

- Directeur de Communiquaction, j'affectionne la communication, les réseaux sociaux, la promotion de ce en quoi je crois et qui pour de bonnes causes, mes modestes compétences me permettent de les mettre en avant.
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