Chloroquine sur le ring face a Covid-19

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ChloroquineLa Chloroquine , voila que cette molécule fait autant parler d’elle que son adversaire le COVID-19, de quoi s’agit-il ?

La Chloroquine qu’est ce que c’est ?

selon Wikipédia :

La chloroquine (ou chloroquinine) est un antipaludique de la famille des amino-4-quinoléines. Elle a été largement commercialisée sous forme d’hydroxychloroquine ou de sels (sulfate ou phosphate). Elle est avec la quinine, dont elle est un substitut synthétique, le traitement qui a été le plus employé, en préventif comme en curatif, contre le paludisme. Elle est aussi très utilisée contre des maladies auto-immunes telles que le lupus et des maladies rhumatoïdes telle que la polyarthrite rhumatoïde. Elle montre in vitro des effets antiviraux, mais qu’on n’arrive pas ou mal à reproduire in vivo.

Mais c’est nouveau ça, la chloroquine ?

Pas vraiment, non, puisque c’est au XVIII siècle au Pérou que des colons européens en observant les populations autochtones qu’après avoir extrait d’un arbre, le Cinconha (de son petit nom : Chinchona officinalis), ils s’en servent pour un médicament pour combattre les frissons, la fièvre.

Il faudra attendre 1663 pour que la chloroquine soit introduite en Europe pour lutter contre la fièvre paludisme.

La chloroquine est elle la panacée face au virus COVID-19?

La réponse va être ici pour le moment, un peu plus nuancée.

Il est bon de rappeler que la seule arme efficace prouvée est le respect des règles d’hygiène.

Ensuite annoncer prématurément et encore plus publiquement, qu’une solution médicamenteuse existe alors qu’elle n’a pas été encore évaluée est totalement irresponsable et amène le risque de nous faire baisser notre garde.

A chaque début de pandémie, d’épidémie, il y a toujours le petit malin de service qui prétend avoir la solution.

Dernier exemple en date : Le SIDA.

Si il est logique et humain de vouloir se rassurer et se raccrocher à une solution de facilitée, je m’en fout , je sors, et ce n’est pas grave, un cachet, une pilule et je suis guéri.

Mais en fait, non.

La piste de la Chloroquine est en effet une piste d’un candidat sérieux pour lutter contre le CIOVID-19, mais la voie thérapeutique comme l’ont montré les scientifiques chinois, par son activité virucide in vitro, mais eux mêmes le disent, il faut en amont tester et de manière rigoureuse cette molécule pour l’appliquer à l’homme.

Et cela, ce n’est pas encore fait.

Car qu’est ce qui nous dit que le COViD-19 ne présentera pas de résistance virale?

Chloroquine, je peut en acheter et en prendre… ou pas ?

Ben voyons, …

Si on a jugé durant de nombreuses années ne pas vouloir le mettre sur le marché car jugé trop toxique par l’industrie pharmaceutique, ce n’est pas par hasard.

Ses effets nocifs, multi-organe si ce n’est systémiques, ainsi que ceux de ses dérivés et spécialités commerciales ont été peu à peu précisés, dès les années 1950. Ils concernent notamment les usages autres qu’antipaludéens, souvent chroniques et où les doses sont plus élevées (ex : comme anti-inflammatoire, antiviral ou pour traiter le lupus érythémateux). Ces traitements induisent à un cumul de doses dépassant celui des thérapies antipaludiques.

L’auto médication serait aussi nocive, voir dangereusement mortelle.

Alors dangereux la Chloroquine ou pas, une piste de salut ou pas ?

Professeur Didier RaoultLe Professeur Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales, et directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée depuis 2011 est certainement au niveau mondial, celui qui connait le mieux cette molécule.

Il admet qu’en combinant  avec une autre substance active, l’azithromycine, ont montré des résultats très encourageants à Marseille, où après 6 jours de soins, 75% des patients testés ont été guéris du virus.

Le Professeur Didier Raoult avait obtenu un accord pour son propre projet de recherche sur l’hydroxychloroquine. Il mène actuellement cet essai clinique sur 24 patients testés positifs au Covid-19 et hospitalisés dans l’Institut Méditerranée Infection. Selon cette étude, 6 jours après le début de la prise de Plaquenil, le virus aurait disparu chez les trois-quarts des patients traités.

Donc on attends sagement?

La chloroquine est un médicament bien connu des populations en Afrique. Commercialisée à partir de 1949 comme antipaludique, elle a été retirée du circuit formel après l’apparition de résistances du parasite responsable de la maladie. Des dérivés sont aujourd’hui vendus officiellement en volume limité, essentiellement pour traiter des personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Mais elle est toujours utilisée à partir du marché informel en automédication pour prévenir divers troubles, par des populations pauvres, ou pour des tentatives de suicide ou d’avortement utilisant sa toxicité à haute dose.

Donc à savoir, que doit on faire, tout simplement rester confiné pour éviter la propagation, adopter les règles d’hygiènes de bases, faire confiance aux spécialistes, arrêter de propager tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux, en positif comme en négatif, vérifier vos sources avant de diffuser la moindre rumeurs et de faire de l’infodémie, des fake news, souvent pour vouloir se raccrocher à un espoir, ce qui est humain, mais qui décrédibilise les actions pouvant être amenées par les chercheurs.

 

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