COVID-19 : Sont-ils encore vivants?

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COVID-19 avec une question simple, sont-ils encore vivants.

Ils sont médecin, avocat ou négociant en textiles, trois citoyens chinois qui, constatant l’absence d’informations fiables dans les médias traditionnels locaux, ont décidé de prendre le relais et de témoigner de la réalité des faits liés au coronavirus en Chine !

Ils s’appellent Ai Fen, Chen Qiushi et Fang Bin.

Ces trois citoyens devenus journalistes ont tous pour point commun d’avoir alerté la population chinoise sur l’incurie de son gouvernement. Ils sont tous depuis portés disparus. On ne sait pas s’ils ont été officiellement arrêtés et même s’ils sont toujours vivants au moment où nous vous écrivons.

Ai FenAi Fen

Directrice des urgences de l’hôpital central de Wuhan

La lanceuse d’alerte est injoignable depuis le 29 mars après avoir critiqué la censure imposée par le régime chinois concernant l’épidémie de coronavirus dans le magazine Ren Wu le 10 mars dernier. Ses proches s’inquiètent du fait qu’elle ait pu être arrêtée suite à la parution de cet article et le média Radio Free Asia assure ne pas être parvenu à la contacter.

Sur le réseau social Weibo, le compte de la docteure reste actif et quelques messages rassurants ont été postés, mais des doutes subsistent quant à leur authenticité car il est courant en Chine que la police extorque leurs mots de passe aux détenus. RSF appelle les autorités chinoises à faire preuve de la plus grande transparence concernant sa situation et, dans le cas où elle aurait été arrêtée, à la libérer immédiatement !

Chen QiushiChen Qiushi

Avocat originaire du Heilongjiang

Célèbre pour ses vidéos des manifestations qu’il a tournées à Hong Kong il y a plusieurs mois, ce jeune avocat embarque le 23 janvier dans un train pour Wuhan, afin de remonter à la source des informations.

Dans les jours qui suivent, Chen Qiushi sillonne les hôpitaux de la ville pour rendre compte du chaos ambiant, interroge les membres de familles de victimes, visite un centre d’exposition transformé en zone de quarantaine.

Ses vidéos drainent des centaines de milliers d’internautes, bien qu’il soit rapidement censuré sur Weibo et WeChat. Dans sa dernière vidéo, diffusée en direct le 4 février, le journaliste donne la parole à un résident de Wuhan dont le père a succombé au coronavirus.

Le 6 février 2020, son compte Weibo est supprimé. Le 7, ses parents sont informés qu’il est “en quarantaine”. Depuis, ses proches sont sans nouvelles !

Fang BinFang Bin

Négociant en textiles de Wuhan

Fang Bin a eu le courage d’informer ses concitoyens sur la situation réelle de la ville, bien différente des images de propagande véhiculées par Xi Jinping.

Dans son premier reportage vidéo du 25 janvier, il documente l’état de saturation des hôpitaux ; on y voit notamment des images des corps des victimes de la maladie, empilés dans des bus transformés en corbillards de fortune.

Le 2 février, Fang Bin explique dans une vidéo que des policiers lui ont confisqué son ordinateur portable et l’ont longuement interrogé.

Il témoignera ainsi du harcèlement grandissant des forces de sécurité, jusqu’à sa dernière vidéo du 9 février : longue de 12 secondes, elle présente simplement le message suivant : “Que tous les citoyens résistent! Rendez le pouvoir au peuple!” Depuis, plus de signe de vie.

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Reporters sans frontièresLa crise du coronavirus marque une profonde soif d’informations fiables au sein de la société chinoise, saturée de propagande et de désinformation. En réaction, le gouvernement de Xi Jinping reste obsédé par sa volonté de contrôle absolu de l’information et attaque sévèrement les voix critiques.

RSF rappelle que, sans la censure imposée par les autorités, les médias chinois auraient informé bien plus tôt le public de la gravité de l’épidémie de coronavirus, épargnant des milliers de vies et évitant peut-être la pandémie.

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